26 février 2007
ANDY BOOTH
Depuis 2001, Andy Booth, d’origine australienne, enseigne l’équitation éthologique en France au haras de la Cense dans les Yvelines.
Il y forme des instructeurs spécialisés et encadre la rééducation de chevaux déclarés difficiles ou irrécupérables.
Son parcours fut comme initiatique :
Son enfance passée dans la ferme de ses parents dans l’Outback australien lui a donné la chance être en contact avec les chevaux dès son plus jeune âge.
Cette ferme familiale, où il passait des heures à observer et « jouer » avec les chevaux, fut pour lui le terrain idéal pour l’étude du comportement des chevaux en liberté.
Après ses études, Andrew (Andy) Booth part aux Etats-unis pour compléter sa formation de « chuchoteurs ».
« L’homme aime donner des ordres mais ce n’est pas une bonne méthode. Ce que je sais, c’est qu’avec le cheval, je n’ai pas une relation d’homme orchestre. Je n’ai pas besoin de baguette ou de fouet pour gagner sa confiance. Depuis que je suis tout petit, je sais que les chevaux sont mes frères. C’est pourquoi j’ai décidé d’aller plus loin. J’ai fait le tour d’Australie après mes études et j’ai obtenu une bourse de sa Majesté la Reine d’Angleterre qui m’a permis de continuer à étudier et à progresser pour comprendre les chevaux » résume Andy Booth.
Il y rencontre Pat Parelli pour qui il deviendra l’un de ses élèves les plus doués.
Il côtoiera aussi les plus grands, ceux que l’on peut considérer comme faisant partie des pères fondateurs de l’équitation éthologique :Ray Hunt,Monty Roberts,Buck Brannaman.
Lors des ses tournées avec Pat Parelli à travers les Etats-Unis, Andy Booth se fait connaître et se forge une réputation à hauteur de son talent.
Par l’intermédiaire de Parelli, il est mis en relation avec un riche industriel, William Kriegel, qui possède un domaine de 240 hectares où les chevaux vivent en liberté :
le haras de la Cense à Rochefort-en-Yvelines en France.
Encore une fois, son talent lui permet d’etre sollicité pour travailler avec les plus grands.
Il collabore avec Julia Chevane, avec qui il prépare Calimucho pour les Jeux Olympiques d'Athènes en 2004, Michel Robert, cavalier de saut d'obstacles de haut niveau, et Nicolas Clément, plus jeune entraîneur de chevaux de courses à avoir gagné le Prix de Diane.
« Nous devons essayer de lire le cheval pour parvenir à comprendre son être et son mental. Il faut se comporter comme un partenaire, un camarade de jeu pour gagner sa confiance » tel pourra expliquer Andy Booth qui fait toujours preuve d’une certaine humilité.
Ainsi, c’est au centre équestre d’Intraville, alors que 250 personnes sont installées autour de la carrière, qu’Andy fait son entrée en compagnie de Lolo de Patillou, cheval de trois ans à peine débourré. En moins de deux heures, il réussit à s’en approcher au point que la longe disparaisse et peu à peu vient à gagner sa confiance.
Dans toutes ces démonstrations, avec des chevaux qu’il ne connaît pas, Andy Booth
a toujours réussi à faire aboutir sa relation,sans violence et sans contrainte,et cela sans jamais avoir été mis en difficulté.
À ce jour, Andy Booth est en France, voir même en Europe, le seul véritable nouveau maître à enseigner la méthode éthologique.
Là où il se produit, dans les salons équestres, les journées éthologiques ou les haras et les centres, son talent suscite l’admiration de tous ceux qui s’intéressent aux nouvelles méthodes de dressage.
Pour en savoir sur Andy Booth
Haras de la Cense
78730 Rochefort-en-Yvelines
Tel : 01 30 88 49 00
« Andy, Hommes et chevaux naturellement partenaires » chez Belin
« Les savoirs d’équitation éthologique Tome 1,2 et 3 » chez Le cherche midi
Site internet : www.lacense.com
LES CHUCHOTEURS
Depuis plusieurs années, l’éthologie s’impose dans le milieu équestre français.
Familière aux Etats-Unis et en Australie, la démarche de ceux que l’on appelle les « chuchoteurs » privilégie une nouvelle manière, plus naturelle, de communiquer avec son cheval. Ainsi, celui-ci n’est plus considéré comme une simple monture mais un véritable partenaire avec lequel est entretenue une relation fondée sur la confiance et le respect plutôt que sur la force et la soumission.
L’éthologie est la science qui étudie le comportement animalier dans son environnement naturel. Une telle observation offre les outils nécessaires au dresseur pour remplir son objectif : amener le cheval de lui-même vers l’homme, en toute confiance et sans brutalité. Si les chevaux communiquent et s’imposent entre eux par des moyens naturels, le dresseur utilisera alors le meme langage en dehors de tout artifice ou aide matérielle (fouet, cravache, entrave…).
Les premiers journalistes à s’etre intéressés au phénomène éthologique ont cru supposer que les dresseurs ne pouvaient que chuchoter à leurs chevaux pour obtenir d’eux une réaction, tant leurs mouvements étaient imperceptibles sinon trop grossiers et donc incompris pour le public. Ainsi sont nés les « chuchoteurs », ceux qui murmurent à l’oreille des chevaux.
En fait, les « chuchoteurs » ne murmurent pas à leurs chevaux.
Ils utilisent un langage gestuel et corporel comparable à celui du cheval, à savoir basé sur des signes, et qui, aussi fin soit-il, prend toute son importance et s’impose dans la relation entre le dresseur et le cheval.
L’approche directe ou par la brutalité est rejetée. Les coups,quels qu’ils soient, de même que la méthode traditionnelle, qui consistait à frapper de sacs lestés un cheval attaché pour le soumettre par la peur et l’épuisement jusqu’à sa soumission totale, sont aux antipodes de l’esprit des « chuchoteurs ».
Si certains dresseurs ou pratiquants utilisent encore la force ou la contrainte pour imposer certaines situations à un cheval récalcitrant, et cela, sans prendre en compte le point de vue du cheval, la persuasion et le respect font partie des maîtres mots des « chuchoteurs ».
Il suffit de relire cet extrait du livre de Ray Hunt, « L’homme et le cheval en harmonie », pour se rendre compte à quel point la persuasion au lieu de la contrainte est un élément important,sinon clé, dans la construction de la relation avec le cheval: « Vous pouvez demander à un cheval d’exécuter ce que bon vous semble, mais quand vous le sollicitez, il doit réagir comme si c’était sa propre idée qu’il met à exécution ».
Il faut considérer la position du cheval dans son environnement naturel, c’est à dire celle d’une proie, pour commencer un débourrage ou un dressage.
Le débourrage est pour le jeune cheval le premier contact direct avec la main de l’homme. Une large part de son attitude dans l’environnement humain dans lequel il va évoluer au cours de son existence, sera expliqué par le souvenir laissé de ce premier contact. Elle sera la trace d’un souvenir traumatisant, brutal ou d’une collaboration juste et bonne. Cette position comme animal proie fait qu'à toute situation déplaisante ou inconnue, il pourra réagir par la fuite ou la peur.
Il peut se mettre en danger tout autant qu’il met en danger ses partenaires.
C’est pourquoi le dresseur doit prohiber la brutalité pour inspirer la confiance et obtenir tout ce que le cheval peut pleinement donner. Dans cette approche, le dresseur cherche à se faire passer pour l'étalon, le chef de la harde, et donc le dominant sans moyen coercitif.
Les « chuchoteurs » les plus réputés sont américains.
En France, ils sont surnommés les nouveaux maîtres : Pat Parreli, Monty Robert, Buck Brannaman, Ray Hunt et Tom Dorrance.
Tom Dorrance, né en 1910, est le plus ancien des nouveaux maîtres.
Il a bénéficié d’un immense respect aux Etats-Unis.
Pouvant etre considéré comme le père fondateur de cette nouvelle méthode de dressage, il a sans doute été le premier à intégrer ce que l’on n’appelait pas encore l’éthologie dans sa façon d’aborder et de dresser les chevaux.
Tom Dorrance disait : « Le fait d’étudier leurs actions et leurs réactions m’a aidé à comprendre comment me présenter moi-même aux chevaux de telle sorte qu’ils puissent répondre à mes sollicitations » ou « La plupart du temps,
Les problèmes viennent du fait que les gens ne comprennent pas ce besoin de préservation et cela empêche le cheval d’avoir confiance ».
Chaque fois que quelqu’un se plaignait d’avoir un problème avec son cheval,
Il leur rétorquait « c’est plutôt votre cheval qui a un problème d’humain ».
Tom Dorrance jetait ainsi les bases d’une approche révolutionnaire.
L’équitation éthologique venait de naître.
Tous ces hommes organisent des stages, réalisent des démonstrations en public lors de tournées. Ils dirigent des établissements où sont formés des dresseurs mais aussi ils y soignent des chevaux rétifs et perdus aux yeux de l'équitation traditionnelle.
Si la méthode éthologique est la plus démonstrative dans le débourrage des chevaux, cette phase où le cheval apprend à avoir confiance en l’homme, à être bridé, sellé et monté pour la première fois, l’éducation du cheval par cette méthode doit s’inscrire dans la durée et s’imposer constamment comme un impératif de bien etre aussi bien pour le cheval que pour ceux qui le manipulent au jour le jour.
Pour certains des amateurs de ce sport exigeant, la pratique de l’équitation peut devenir une activité souvent mal vécue voire traumatisante parce que ce rapport de force entre l’homme et le cheval engendre parfois des situations conflictuelles. Cela justifie les raisons de ceux qui refusent la pratique équestre par la peur ou la crainte que cette relation puisse susciter.
À l’opposé de ce constat, l’équitation éthologique entend offrir les bases d’une relation sereine avec le cheval car cette méthode vise notamment à gérer les peurs naturelles aussi bien du cheval que du cavalier et à rétablir la confiance.
Ce climat de confiance entre l’homme et le cheval va faciliter sa manipulation lors des soins, du pansage ou du toilettage, ainsi que dans la pratique montée.
« L’équitation éthologique s’inscrit dans une période de forte prise de conscience de la sécurité. Pour anticiper les réactions d’un cheval, il faut bien connaître son fonctionnement mental, En éthologie, le cheval apprend à faire confiance à l’homme » estime William Kriegel, le directeur du haras de la Cense où exerce depuis 2001 Andy Booth, l’un des meilleurs élèves de Pat Parelli.
La philosophie des « chuchoteurs » n’est pas un effet de mode.
Son succès correspond à une véritable attente de la part des pratiquants en quête d’harmonie avec leur cheval.
De plus, cette approche de l’équitation, et plus simplement du cheval en général, est un mode de pensée novateur qui peut bouleverser la conception même de la pratique équestre : persuader le cheval plutôt que le soumettre, le convaincre au lieu de le contraindre et sans moyen coercitif.
De Tom Dorrance à Pat Parreli, les « chuchoteurs » ont intégré ce concept de dressage et d’éducation en douceur en prenant en compte le point de vue du cheval.
Toute la différence avec l’enseignement classique vient de ce nouveau concept.
L’éthologie ne vient pas supplanter l’enseignement de l’équitation classique ou académique mais vient comme un complément indispensable pour mieux comprendre et connaître son cheval.
08 janvier 2007
GÉLINOTTE
GÉLINOTTE
Gélinotte est un cheval de course participant aux courses de trot.
Cette jument est née en1950 de Kairos et Rhyticère dans le haras de Monsieur et Madame Karle, à Croissanville dans le Calvados.
Son pilote fut Charlie Mills.
Premier super-crack du trot de l'après-guerre, avec un record de 1'16"5 pour parcourir un kilomètre, elle gagna de nombreuses course en Europe, souvent rendant des handicaps au départ contre les meilleurs champions.
Elle a été la première à enlever (deux fois) le grand chelem français ( Prix d’Amérique, Prix de France et Prix de Paris) et la première à enlever le grand chelem européen (Prix d’Amérique, Prix d’Elitloppet et Prix de Lotteria).
Parmi ses enfants, le plus connu fut Ura, le grand-père paternel d’Ourasi autre crack.
Elle meurt de mise bas en 1970 et fut enterrée à Croissanville.
Ses principales victoires
Europe :
- Grand circuit européen en 1957
France :
- Prix d’Amérique : 2 victoires consécutives en 1956 et 1957
- Prix de France : 3 victoires
- Prix de Paris : 3 victoires
- Critérium des 4 ans
- Critérium Continental
- Prix de l’Étoile
- Prix de Sélection
Italie :
- Grand Prix des Nations
- Grand Prix de la Fiera
- Grand prix de la Loterie
- Prix Ghirlandina
Suède :
- Prix de Elitloppet en 1956 et 1957
- Prix de Aby Stora : 2 victoires
Et encore des victoires à Berlin, Gelsenkirchen, Copenhague, Hambourg.
LES GRANDES PHASES DE LA VIE DU CHEVAL
LES GRANDES PHASES DE LA VIE DU CHEVAL
La vie du cheval se découpe en plusieurs évènements marquants par lesquels le cheval va apprendre les règles de vie de ses congénères et par la suite pouvoir s’affirmer.
Si les évènements les plus importants, à savoir le poulinage et le sevrage, qui marque la séparation du jeune cheval de sa mère et enfin le débourrage, celui ou face à l’homme le cheval perd sa liberté, feront l’objet d’un dossier à part plus développé, on peut donner un aperçu comme suit de la vie du cheval.
LES TROIS PREMIERS MOIS
Les trois premiers mois d’un cheval correspondent un peu à notre petite enfance.
Il est très proche de sa mère et apprend auprès d’elle par imitation les premiers gestes indispensables à sa survie.
Il passe beaucoup de temps à téter et à dormir.
Qu’il soit libre ou domestiqué, il n’explore qu’un périmètre assez restreint autour de sa mère. Par contre, il est déjà capable d’ébaucher des relations avec ses congénères ou d’autres êtres vivants mais se comporte selon les souhaits de sa mère à qui il obéit presque aveuglément.
Cette période est importante car c’est au cours de celle-ci qu’il s’imprègne de l’environnement qui sera le sien. S’il a connu un environnement riche, notamment en rencontres, il présentera vraisemblablement de meilleures capacités d’adaptation.
L’APPRENTISSAGE SOCIAL JUSQU'A DEUX ANS
A partir de trois mois et jusqu’à deux ans, le poulain puis le jeune cheval acquièrent progressivement les connaissances nécessaires pour vivre de façon plus autonome.
Il s’éloigne de plus en plus de sa mère, le sevrage s’opérant en douceur entre un an et un an et demi voir deux ans : il tète moins et broute plus, explore le monde et consacre de plus en plus de temps au jeu.
C’est en jouant avec ses congénères et en se frottant aux adultes qu’il se sociabilise.
Il va devoir apprendre les règles qui régissent la hiérarchie du groupe, apprendre à respecter les distances et l’espace de chacun, affiner sa compréhension et sa pratique du langage propre à son espèce.
D’une certaine façon, il grandit et se transforme pour atteindre l’adolescence.
L’ADOLESCENCE
Le cheval de deux ans correspond à peu près à un adolescent.
Cette période de grande enfance et d’adolescence est une période réjouissante pour le jeune cheval qu’il soit libre ou domestique : il est assez autonome pour jouir d’une certaine liberté mais encore protégé par sa mère. De plus, dégagé des responsabilités de l’age adulte et du travail, il s’occupe essentiellement à manger et à jouer.
Les jeunes de cet age se regroupent entre eux : ils poursuivent des jeux, des simulacres de combats et d’approches sexuelles.
Progressivement, le jeune cheval quittera sa mère vers un groupe de jeunes chevaux en attendant de s’intégrer plus tard dans un nouveau groupe ou de fonder, dans le cas des chevaux en liberté, son propre troupeau.
LE ROLE DES JUMENTS
Les juments ont un rôle de reproduction et d’éducatrice.
Elles ont leur premier poulain vers trois ou quatre ans.
Elles enchaînent ensuite les gestations mais il arrive qu’elles ne soient pas suitées pour une saison soit parce qu’elles ne sont pas forcément pleines tous les ans ou surtout parce qu’elles peuvent perdre un poulain à la naissance ou en bas age.
Elles consacrent l’essentiel de leurs temps à une longue suite de devoirs maternels : mettre bas, allaiter, éduquer et protéger leurs poulains.
Il arrive qu’elles s’occupent aussi de l’éducation d’autres jeunes et le font d’autant plus que leur position sociale dans le groupe est élevée.
DU CHEVAL ADULTE À LA VIEILLESSE
Bien que la maturité sexuelle survienne généralement vers trois ans, un cheval n’est adulte sur le plan de la croissance osseuse, musculaire autant que de la pleine possession de ses facultés que vers cinq ou six ans.
Un jeune cheval parvenu à maturité va chercher à fonder son troupeau en prélevant des juments dans d’autres groupes.
Il commence souvent par récupérer des jeunes juments qui n’intéressent que peu l’étalon en titre ou que celui-ci aurait chassé ainsi que de vielles juments.
Certains mâles continuent à rester en petits groupes guettant l’occasion de remplacer un étalon vieillissant ou blessé. Dans tous les cas, le cheval ne reste pratiquement jamais seul car la solitude en ferait une proie facile et l’exposerait à une mort certaine s’il vit en liberté. Son objectif premier est de constituer un troupeau ou d’en intégrer un.
Le cheval adulte gagne en puissance, en force et en intelligence.
Il va développer des stratégies de plus en plus efficaces pour obtenir ce qu’il veut et survivre confortablement au sein du groupe en se faisant admettre.
Il acquiert tous ses moyens généralement jusqu’à l’age de dix ou douze ans, les premiers signes de vieillissement se manifestant vers quinze ans. Dans la nature, le cheval libre n’atteint pas toujours cet age. La retraite, ou sinon une vieillesse prolongée, est un privilège du cheval domestiqué. Quand un mâle commence à décliner, il perd rapidement sa harde. Il tente de reconstituer un groupe avec des femelles rejetées par d’autres étalons. Sans cesse provoqué par des chevaux plus jeunes voulant le détrôner, il finit le plus souvent seul et quitte alors son domaine pour mourir assez rapidement.
Le sort des juments est moins douloureux : elles vivent plus longtemps car elles ne subissent pas une concurrence aussi rude. Mais quand la fatigue les empêche de suivre le groupe, elles se retrouvent souvent à l’abandon, la mort ne se faisant guère attendre.
04 janvier 2007
LA NOTION DE TERRITOIRE
LA NOTION DE TERRITOIRE
LE SENS DE LA PROPRIÉTÉ
De très nombreux animaux sont territoriaux et ont développé un sens aigu de la propriété. Ils interdisent généralement l’accès de leur territoire aux membres de leur propre espèce et sont prêts à engager certains combats contre leurs congénères, comme les félins ou certains animaux domestiques.
Le cheval quant à lui n’est pas un animal territorial. Même s’il se reconnaît souvent dans un domaine vital délimité, il est par son instinct un migrateur qui se déplace en fonction de ses besoins alimentaires.
LE CHEVAL EST NOMADE
La notion de territoire implique la délimitation des frontières d’un domaine.
Faute de clôtures, les animaux se contentent de laisser des messages visuels ou olfactifs à leurs congénères. Cela prend la forme de dépôts d’excréments autour de leurs terres ou de frottements contre la végétation pour l’imprégner d’odeur.
L’âne par exemple est un animal territorial. Les mâles restent sur leurs terres et les défendent contre toutes intrusions de la part de congénères mâles.
Ils accueillent en revanche les femelles et s’accouplent avec celles en chaleur traversant leur espace vital.
Le cheval n’entre pas dans cette catégorie. Il se déplace avec son groupe sans que rien ne le retienne à la terre. Les chevaux vont donc vagabonder en grands troupeaux et se côtoient sans grande difficulté sur les pâturages ou les points d’eau.
Malgré cette apparence sociable et grégaire, ces hardes à l’état sauvage, parfois gigantesques, restent composées de multiples familles et groupes distincts.
Ils restent néanmoins dans la même région tant que la nourriture et l’eau sont en abondance auquel cas on assiste à des migrations.
Les traces de crottins ne sont donc pas des limites de territoire. Déposées lors des déplacements, elles servent de bornes indiquant la piste à suivre.
En cas de pénurie, les chevaux peuvent donc migrer d’une région à l’autre plus fertile.
Ils utilisent toujours les mêmes chemins de transhumance et se rendent dans les mêmes herbages d’une année à l’autre.
Dans les Pyrénées par exemple, les mérens ou les pottocks sont lâchés dans la montagne sur de vastes territoires. Ils rejoignent souvent seules les estives de l’année précédente et par la même route de transhumance. Ils passent ensuite l’été au sein d’un domaine vital ce qui explique que les éleveurs ne les perdent pas. Ils couvrent toutefois beaucoup de terrain et il n’est pas toujours facile de les retrouver là où ils se cantonnent.
LIBRE MAIS SOCIABLE
Un des différences importantes entre les animaux territoriaux et ceux qui ne le sont pas réside dans les rapports sociaux. Chez la plupart des territoriaux, le seul lien très fort qui se développe entre deux individus concerne la mère et son petit.
Chez le cheval, au contraire, des liens d’affection se tissent. Des paires d’amis se constituent donc au sein d’un groupe. Cette relation est facile à reconnaître : ils restent souvent proches les uns des autres et se prodiguent des grattages mutuels.
Cette faculté à tisser des liens d’amitié est particulière aux chevaux.
Ils l’ont conservé de leur passé de nomades vivant en groupe.
L’OBSERVATION AU PRÉ
Les chevaux domestiqués ont peu d’espace à leur disposition et leur vie au pré ne ressemble que de loin à celle que vivent les chevaux libres.
Malgré tout on retrouve certaines résurgences du mode de vie en liberté.
On constate ainsi, que même sur de petites parcelles, aucun cheval n’accapare une portion du terrain pour son usage exclusif. Au pré, les chevaux restent d’ailleurs en groupe et ont conservé cette faculté à développer des amitiés.
Si, à l’approche du point d’eau ou du roundball à foin, les individus dominants chassent parfois certains chevaux, cela correspond au besoin de manger et boire avec les chevaux subalternes du même groupe et n’a pas de rapport avec un quelconque sens de la propriété.
Si l’on étudie un pré dans lequel pâturent des chevaux, on peut faire de nombreuses observations intéressantes.
Tout d’abord, on repérera les sentiers par lesquels ils se déplacent.
Souvent ceux-ci sont les mêmes, un choix identique à celui des chevaux sauvages.
Ces passages dessinent à l longue des sentes dépourvues de végétation.
On découvrira la zone de roulage toujours la même, et généralement assez poussiéreuse. En étant plus attentif, on remarquera qu’ils se reposent souvent aux mêmes endroits.
30 décembre 2006
LA JOURNÉE D’UN CHEVAL LIBRE
LA JOURNÉE D’UN CHEVAL LIBRE
UN RYTHME LIÉ A SON INSTINCT
Le cheval libre organise sa journée en fonction de nécessités liées à sa survie.
Son rythme de vie diffère donc totalement des journées d’un cheval domestiqué dont le comportement est influencé par l’activité humaine.
Il faut donc connaître au mieux ses besoins pour tenter d’offrir des conditions de vie compatibles avec sa nature profonde et lui permettre de sauvegarder son instinct.
Malheureusement, dans nos sociétés actuelles et selon les pays, la domestication et le manque d’espace sont tels que cette situation ne peut etre véritablement exploitée.
Le cheval libre aura deux types de préoccupations qui vont influencer le cours de sa journée : se nourrir et se protéger.
SE NOURIR
L’occupation principale du cheval libre consiste à manger.
Il y consacre les 2/3 de son temps soit près de 15 à 16 heures par jour.
Le cheval est capable de vivre sur des territoires assez pauvres car il compense la pauvreté de l’alimentation par la quantité.
Le cheval n’est pas un ruminant et de ce fait n’a pas besoin de s’arrêter de brouter.
De plus, cette nécessité de se nourrir souvent est liée aux caractéristiques de son appareil digestif : le cheval dispose d’un intestin de petite taille qui ne lui permet pas de prendre 3 ou 4 repas importants. Il a besoin de repas plus petits et plus nombreux pour s’assurer une meilleure alimentation.
LES DEPLACEMENTS
Lorsqu’ils sont en liberté, les chevaux ne broutent jamais longtemps au même endroit.
Ils se déplacent lentement tout en mangeant dans la pâture qu’ils ont trouvée.
Dès que celle-ci est rasée,le troupeau,sous la direction d’une jument ou d’un mâle dominant, s’achemine vers d’autres herbages.
D’une manière générale, les chevaux en liberté ne s’éloignent jamais loin les uns des autres. Chaque déplacement se fait en groupe. Il est donc très rare de trouver un cheval libre en solitaire, à moins que celui ne soit blessé.
LES POINTS D’EAU
Le point d’eau, si son importance est vitale pour le cheval, est aussi un danger.
Parce qu’il se considère comme une proie, un cheval ne se rendra jamais seul sur un point d’eau. Il est par excellence le lieu de gué des prédateurs.
Rien n’est en effet plus vulnérable qu’un cheval qui boit tête baissée, dos au paysage et plus ou moins bloquée dans sa fuite.
Les déplacements sur la rive du point d’eau se font en file indienne et sous la surveillance d’un ou plusieurs chevaux qui jouent le rôle de guetteur.
LE SOMMEIL
Le sommeil est influencé par la nécessité de se protéger constamment et n’est donc pas rythmé par l’alternance jour et nuit que connaissent les chevaux domestiqués.
Si le sentiment de sécurité prédomine chez un cheval domestiqué, le cheval libre ne peut se permettre de dormir 8 heures d’affilée étant donné son état de proie menacée par divers prédateurs.
Il ne dormira que par intermittence, s’octroyant des repos assez courts et cela de jour comme de nuit.
Sur une période de 24 heures, le cheval libre dort quatre à six heures.
Son temps de sommeil est faible, comparé à certains félins qui peuvent passer seize à dix-huit heures à dormir.
Les chevaux peuvent dormir debout, étendus de tout leur long ou bien assis, en moyenne pendant une heure environ, répartie en deux ou trois siestes de vingt minutes.
Les chevaux se relaient pour prendre du repos.
Quand on prend le temps d’observer un troupeau en liberté, on constate en général que certains chevaux se reposent ou dorment profondément tandis que d’autres broutent en surveillant les alentours.
L’OCCUPATION D’UN CHEVAL LIBRE ET LA CAPTIVITÉ
Le cheval libre consacre 60% de son temps à se nourrir.
Il broute donc de jour comme de nuit sans etre gêné par l’obscurité grâce à son acuité visuelle.
Sa seconde activité consiste à se reposer en position debout
Elle représente 20% de son temps. Lors d’un repos,il se tient souvent à côté d’un compagnon, tête-bêche et chassant l’un pour l’autre les mouches.
Il passe 10% de son temps couché.
Le reste de la journée, soit 10% de son temps, est consacré au déplacement, aux jeux, au toilettage parfois mutuel et à la reproduction.
La vie que l’homme organise pour le cheval domestiqué ne reproduit pas cette répartition naturelle des activités.
Les repas représentant 5% de son temps, voire 10 à 40% en grignotant le foin et la paille. Le temps passé à se nourrir est donc déséquilibré car il manque au moins 20% sinon 50% pour retrouver le seuil prévu par la nature.
Le cheval domestiqué consacre beaucoup de temps debout, près de 40 à 50% et souvent immobile, soit beaucoup plus qu’un cheval libre.
Le reste du temps, normalement consacré aux jeux et aux déplacements, dépend essentiellement des initiatives des propriétaires.
Malgré l’attachement du cheval à l’homme qui demeure, Il n’est donc pas rare de voire certains chevaux s’ennuyer dans leur boxe, développer certains vices ou tics, ou mettre en sommeil certains réflexes instinctifs.
13 novembre 2006
JAMIN
JAMIN
Jamin fut un cheval de course né en 1953 considéré comme un super crack pour son palmarès mais aussi pour la classe et l'élégance de son allure.
Il pratiqua la course de trot attelé.
Il est né des chevaux Abner et Dladys dans l'Orne en 1953 au haras de madame Orly-Roederer. Avec Gélinotte et Roquépine il est l'un des chevaux qui a permis d'imposer les cracks normands dans le hippisme mondial.
Ayant remporté deux Prix d’Amérique, il concourt une troisième fois avec une pénalisation très lourde de 50 mètres. Il est néanmoins troisième de la course en 1'19"9, record de l'épreuve et premier cheval à passer sous la 1'20".
Ses victoires :
Il remporte parmi beaucoup d'autres succès :
Le Prix de France
Le Prix de Paris
Le Prix de Bourgogne
Le Prix de Sélection
Le Prix de l’Étoile
Le Critérium des 4 ans
Le Critérium des 5 ans
Le Grand Critérium de vitesse de la Cote d’Azur
Le Critérium international d’Enghien
L’Elitloppet de Stockolm
Le Gran Pimo Continentale de Boulogne
Il double plusieurs de ses victoires en France.
En 1959, il est vainqueur du Grand Circuit Européen.
En 1959 se déroula, au Roosevelt Raceway de New York, la première édition de l’International Trot, le défi entre cracks américains et européens.
Jamin la remporte devant le crack italien Tornese.
Aux États-Unis, où il remporte des autres succès, il bat également son record de vitesse : 1'13"6 pour parcourir un kilomètre.
Sa prédilection pour les artichauts était une anecdote du monde du trot.
Jamin fut aussi un étalon très important. Par exemple, sa fille Strada est la grande-mère paternelle d’Ourasi autre super-crack.
09 novembre 2006
LE TOUCHER
LE TOUCHER
L’odorat, la vue et l’ouie sont des sens qui viennent naturellement à l’esprit.
Pourtant, le toucher, sûrement moins évident à interpréter pour l’Homme chez le cheval, occupe une place importante.
UNE HYPERSENSIBILITÉ A FLEUR DE PEAU
Le cheval dispose d’une hypersensibilité répartie sur tout le corps.
La peau est en effet parcourue de terminaisons nerveuses et de nerfs sous-jacents
qui rendent la peau comme le siège de ce sens tactile.
Ces nerfs selon la zone du corps sont plus ou moins nombreux et développés.
Ainsi, le bas des jambes est relativement peu sensible alors que le haut du corps, le pourtour des yeux ou de la bouche le sont beaucoup plus.
Il suffit pour s’en rendre compte d’observer en été le comportement d’un cheval face aux insectes. Vous vous apercevrez qu’à chaque posé d’une mouche, le haut du corps est pris d’une légère ondulation.
LA SENSIBILITE DES PIEDS
Le cheval a un pied très sûr. La grande sensibilité de ce membre lui permet de juger le sol sur lequel il marche et donc de poser le pied avec précision et sûreté.
Le pied du cheval, comme la peau, recueil des informations tactiles importantes.
La chair, située sous la sole et la fourchette, est riche en vaisseaux sanguins et en terminaisons nerveuses : elle perçoit la moindre aspérité, la moindre déformation et surtout la nature du sol (solide, sablonneux, caillouteux, humide…).
Cette sensibilité permet au cheval d’adapter son équilibre, le déplacement de ses membres et son allure.
Hélas, la sensibilité du pied peut etre fragilisée ou perdue lors de certaines boiteries.
Pour faire disparaître ces boiteries, on procède parfois à une opération chirurgicale nommée névrotomie.
Cette opération modifie en profondeur la structure du pied à tel point que le cheval n’est plus très sûr lorsqu’il se déplace sur un terrain accidenté ou varié.
LE TOUCHER COMME SOURCE DE PLAISIR
Qui dit sensibilité de la peau dit aussi conscience des caresses.
Et les chevaux aiment les caresses !
On pourra remarquer souvent au pré de longues séances de « gratouilles » entre deux chevaux à la base de l’encolure ou sur la croupe.
Ils aiment aussi les caresses de l’Homme. Les tapotements amicaux destinés à les récompenser sont pour eux une flatterie tout autant qu’une longue séance de pansage.
Il n’est pas rare d’ailleurs que le cheval vienne vers vous pour vous le rendre.
Il se mettra alors à mordiller comme il le ferait à un congénère en train de lui gratter le garrot.
Certaines personnes pensent alors que le cheval souhaite mordre et se mettent à reculer alors qu’en définitive il n’en est rien.Le cheval tout simplement vous rend le plaisir que vous lui donnez. Il faut le laisser faire.
LES VIBRISSES
Les vibrisses sont de longs poils tactiles qui ornent le bout du nez du cheval.
C’est grâce aux vibrisses qu’il découvre les objets autour de lui.
Ils permettent en effet au cheval de trouver mais aussi d’identifier, exactement comme les poils d’un chat autour de son museau.
Si on venait à les couper, on se rendrait compte, par exemple, que le cheval heurterait à chaque fois sa bouche sur le bord de sa mangeoire car il ne peut plus tâtonner pour la trouver.
Pour expliquer le rôle des vibrisses, il faut revenir sur le champ visuel du cheval.
Si son champ visuel est très élargi, le cheval ne voit rien dans le prolongement immédiat de son naseau.
Les vibrisses ont pour rôle de combler cette insuffisance du champ visuel.
Leur rôle est donc important et il ne faut pas chercher à les couper sous prétexte de toilette ou d’esthétique.
05 novembre 2006
L'OUIE
L’OUIE
L’AUDITION DU CHEVAL : UNE OUIE TRÈS FINE
Le cheval n’est pas un prédateur. Il est conscient de son statut de proie et l’ensemble de ses sens contribuent à le protéger de l’environnement dans lequel il évolue.
Son audition doit constamment rester en éveil et a acquis des capacités importantes.
L’ouie du cheval est donc extrêmement fine, si fine qu’elle perçoit des sons qui nous échappent. Elle lui permet en plus de distinguer des sons différents en même temps dont les intensités varient très peu, parfois d’un décibel.
Le spectre de l’audition plus étendu que celui de l’Homme lui permet d’entendre dans les aigus et les graves des sons qui nous restent inaccessibles.
Ainsi, alors que l’Homme détecte des vibrations comprises entre 16 Hz et 20 000 Hz, le cheval perçoit les sons sur une fréquence comprise entre 6 Hz et 33 500 Hz.
Nous attribuions souvent un sixième sens au règne animal.
Il s’agit en fait d’un des sens connu et développé chez l’Homme mais avec une capacité et une sensibilité beaucoup plus importante.
Cela explique pourquoi les chevaux perçoivent un danger ou un événement bien avant nous (présence animal, tremblement de terre, tempête…)
VOIR ET ENTENDRE
La vue est aussi un organe très développé chez le cheval et il existe une corrélation entre sa vision et son audition. Le cheval doit entendre ce qu’il voit.
Il existe une multitude de connexions nerveuses et musculaires entre les yeux et les oreilles. Cela lui donne ainsi la possibilité d’ orienter à sa guise ses deux organes sensoriels en même temps vers le lieu d’où provient le signal détecté.
UNE GRANDE MOBILITÉ
L’oreille du cheval s’appelle un pavillon auriculaire.
Le cheval possède des pavillons auriculaires très mobiles qu’il peut orienter vers la source d’un son. Un pavillon peut ainsi tourner de haut en bas ou sur les cotés et effectuer une rotation de 180 degrés.
Ses deux pavillons ont la particularité d’etre indépendant l’un de l’autre.
Cette indépendance lui permet d’accroître sa capacité à analyser un son mais aussi à le situer dans l’espace.
L’ENTRETIEN DES OREILLES
Le pavillon auriculaire est protégé par une barrière de poils qu’il faut toujours laisser et ne jamais entretenir par la tonte. Cette barrière est une protection contre les corps étrangers, les parasites ou la poussière.
Le cheval les entretient par lui-même. Si le poulain peut se gratter facilement les oreilles avec son postérieur, le cheval à l’age adulte utilisera tout ustensile ou objet pour se frotter et trouvé autour de lui : un tronc, une branche, un piquet ou le battant d’une porte.
LE FONCTIONNEMENT DE L’OREILLE
L’audition est obtenue par un ensemble de plusieurs organes, de terminaisons nerveuses et musculaires.
Au départ, on trouve le pavillon qui joue le rôle de capteur : cette oreille capte et transmet le son jusqu’au tympan.
Il est constitué de plusieurs muscles et de trois cartilages.
De l’autre côté du tympan est formée l’oreille moyenne.
Elle est constituée de trois osselets appelés enclume, marteau et étrier.
L’oreille moyenne transmet le son à l’oreille interne.
La transmission est réglée en fonction de l’intensité par un ensemble de petits muscles.
L’oreille interne est l’organe final de l’audition. Elle comporte deux éléments :
Le limaçon ou cochlée pour les terminaisons du nerf auditif et le vestibule qui assure les sensations d’équilibre.
Lorsque le son arrive dans le limaçon, un liquide est d’abord mobilisé.
Celui-ci fait ensuite vibrer les membranes et les cellules.
04 novembre 2006
OURASI
OURASI
OURASI est un cheval de course né à Saint-Etienne-l'Allier le 07 Avril 1980 de Fleurasi (la mère) et Greyhound (le père).
C'est un trotteur français alezan foncé.
Il est surnommé « Le Roi Fainéant » du fait de sa royale indifférence.
Il est aussi considéré malgré ce qualificatif trompeur comme l'un des meilleurs trotteurs de sa génération. Il a en effet remporté de très nombreux grands prix dans le cours des années 80.
Le père d'Ourasi, Greyhound,est issu de deux champions : Carioca II et Gélinotte,lauréate de deux prix d'Amérique.
La mère de Greyhound, Strada, était quant à elle une fille du crack Jamin deux fois vainqueur du prix d'Amérique. Greyhound n'a pas été un crack : il a couru contre les bons chevaux de sa génération, parvenant seulement à se placer dans les classiques.
La mère d'Ourasi, Fleurasie, fut une très modeste compétitrice remportant trois courses au total avant d'entrer au haras.
Mais il faut remarquer que son grand-père paternel fut le père de Roquépine...
Ourasi remporta trois fois d’affilé le Prix d'Amérique piloté par Jean-René Gougeon.
Pour son dernier Prix d’Amérique qu'il remporte, Ourasi porte une couronne de fleurs blanches autour du cou.
Ses victoires
Allemagne
- Elite-Rennen: 1986
France
- Prix d'Amérique: 1986, 1987, 1988, 1990
- Prix de France: 1986, 1987, 1988
- Grand critérium de vitesse de la Côte d'Azur: 1986, 1987, 1988, 1989
- Prix de Paris: 1989
- Prix de l'Étoile: 1985
- Prix René Ballière: 1986, 1988
- Critérium des 5 ans: 1985
- Critérium des Jeunes: 1983
- Prix de Bretagne: 1986
- Prix du Bourbonnais: 1985, 1986, 1988
- Prix de Bourgogne: 1987, 1988, 1989
- Prix de Belgique: 1986, 1987, 1988, 1989
- Prix de Washington: 1988
- Prix de Croix: 1985
- Prix d'Europe: 1985, 1986, 1988
- Prix Roederer: 1985
- Prix Kalmia: 1983
- Prix Robert Auvray: 1985
- Grand Prix du Sud-Ouest: 1987
Norvège
- Oslo Grand Prix: 1989
Principaux accessits
États-Unis
- March of Dimes au Garden State Park : 2ème en 1988
(l'une de ses plus grandes courses)
France
- Prix d'Amérique: 3ème en 1989
- Prix de Bretagne: 2ème en 1985
Ses records
- Meilleure réduction kilométrique: 1'11"6 à Garden State Park soit 50,27 Km/h sur 1609 m
Photos d'Ourasi









