MON CHEVAL ET MOI

Mieux les comprendre pour mieux les aimer

09 juin 2007

LES BESOINS VITAUX DU CHEVAL

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Si l’on envisage de prendre soin d’un cheval, il est nécessaire de connaître et de respecter les besoins vitaux du cheval. Il est vrai que depuis la domestication, le cheval a subi l’influence considérable de l’homme et a dû s’adapter en modifiant son comportement. La domestication ne suppose pourtant pas que les besoins instinctifs aient disparu. Connaître les besoins du cheval sauvage est donc essentiel, afin de comprendre quels sont les besoins du cheval domestiqué.
Les besoins vitaux d’un cheval sont les besoins d’alimentation, de sommeil, du cycle naturel et de sécurité.


LE BESOIN D’ALIMENTATION

Besoin de boire :
Un cheval boit 20 à 40 litres d’eau par jour et parfois plus.
Sa soif varie selon les conditions climatiques (température, vent, humidité, etc.), les efforts qui sont fournis et la nature de son alimentation.
Un cheval qui se nourrit d’herbe boit moins qu’un cheval nourri avec des aliments secs, comme le foin, le grain et la paille.
Le cheval a besoin d’avoir à sa disposition et à volonté, une eau propre et claire, à température ambiante.

Besoin de se nourrir :
Cette activité occupe le cheval jusqu’à 16 heures par jour lorsqu’il est en liberté.
Lors des hivers rigoureux, ces heures augmentent en raison des besoins énergétiques qui eux aussi augmentent pour lutter contre le froid.

Il broute quasi continuellement et cette nécessité est liée aux caractéristiques de son appareil digestif : son intestin de petite taille n’est pas prévu, au contraire des ruminants, pour stocker de la nourriture en grande quantité et lui impose donc de prendre des repas plus petits et plus nombreux pour s’assurer une meilleure alimentation.
Pour satisfaire ce besoin, le cheval doit parcourir des distances importantes car il est obligé de changer de pâture lorsque l’herbage vient à manquer.
Un cheval au pré trouve rarement un herbage de qualité et en quantité équivalente.
Il doit disposer d’une surface d’au moins un hectare et etre changé régulièrement de parcelle. Il est presque toujours nécessaire de fournir un supplément en foin aux chevaux vivant en pâture.

Le cheval qui vit en box ne peut se procurer à manger par ses propres moyens.
Il faut s’efforcer de reproduire, autant que possible, un mode d’alimentation naturel et accorder une large part au foin dans ses rations.
Une litière broutable, constituée de paille, est souhaitable car elle lui permet de retrouver un semblant d’activité de pâturage.
L’alimentation d’un cheval doit etre adaptée à son métabolisme et enrichie en fonction du travail demandé si le fourrage ne convient pas.
L’idéal est de pouvoir sortir régulièrement, le cheval au pré ou au enclos , sous la forme de quelques heures répartie dans la semaine,


LE BESOIN DE SOMMEIL

La position de proie dans l’échelle naturelle de la prédation explique pourquoi le cheval dispose d’un sommeil différent de celui de l’homme et y consacre en définitive peu de temps. Le cheval, de par son instinct de fuite, est presque constamment en éveil.
Il ne dort pas plusieurs heures d’affilée, mais récupère par courtes phases de sommeil plus ou moins profondes.
Dans le cas d’un hébergement en box ou en stalle, le cheval se sentira naturellement en sécurité par la présence d’autres chevaux à ses cotés. Il faut seulement s’assurer que la dimension de l’écurie lui donne la possibilité de s’allonger.
Si le cheval vit au pré, il faut s’efforcer de lui trouver un compagnon afin que celui-ci veille sur lui et lui procure le besoin de sécurité.


LE BESOIN DU CYCLE NATUREL : ESPACE, MOUVEMENT, AIR ET LUMIÈRE

Enfermé à longueur de journée, le cheval va souffrir de la solitude, de l’ennui, de l’immobilité et risque de développer des troubles de comportements appelés tics.
Le cheval doit donc bouger en permanence. L’hébergement constant en box ou en stalle contrarie les besoins physiques et psychiques du cheval.

Un cheval qui vit en écurie doit disposer d’un espace suffisant pour bouger et devrait pouvoir se détendre et s’activer à l’extérieur deux heures par jour.
L’idéal, dans le cas d’un cheval domestiqué et ne vivant pas au pré, est de disposer d’un box ayant une ouverture libre sur un petit enclos.

Le cheval a besoin d’air et de lumière. Son système respiratoire très sensible exige une oxygénation quotidienne aussi importante que possible et impose un hébergement dans des lieux parfaitement aérés.
Son rythme biologique est fonction de la durée des jours : il est donc important que le cheval soit exposé autant que possible à la lumière naturelle.

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LE BESOIN DE SECURITÉ

Le besoin de sécurité et la nécessité de pouvoir fuir expliquent des comportements que nous trouvons parfois aberrants dans des situations jugées anodines pour l’homme.
Pourtant, le besoin de sécurité est l’une des bases fondamentales de la psychologie du cheval. Le cheval ne se reconnaît pas dans l’acte de prédation.
Aussi, il va trouver son salut dans la fuite ou par sa présence au sein d’un troupeau.
Le cheval est un animal grégaire car le troupeau lui assure donc une sécurité.

La privation d’un troupeau, pour un cheval en liberté, est néfaste pour son équilibre physique et mental. Si l’on prend l’exemple du sommeil, ce cheval ne trouvera jamais le repos dont il a besoin. En liberté, un cheval ne prend le repos que s’il se sent en sécurité et cette sécurité est le fait de la surveillance d’autres chevaux du troupeau restés éveillés. D’ailleurs, jamais à l’état sauvage ou au pré, la totalité du troupeau ne se trouve couché ou au repos.

En captivité, un cheval se sentira en sécurité lorsqu’il verra en l’homme un partenaire en meme temps qu’un dominant pour le rassurer.

La fuite joue un rôle important. Il s’agit d’un comportement instinctif et invariable.
Un cheval privé de la liberté qui lui permet de fuir se sent donc exposé au danger.
La captivité est une source de stress qu’il ne faut jamais négliger, meme chez un cheval habitué depuis des années à ce type d’existence.
Un cheval habitué à son environnement aura toujours le besoin de se sentir rassuré.

Le cheval domestiqué a autant besoin de sécurité qu’un cheval en liberté.
Il faut veiller à lui donner la possibilité de reproduire le meme schéma sécuritaire.
Le cheval domestiqué aura besoin de la présence d’autres chevaux.
Hébergé en box ou en stalle, il doit pouvoir entendre, voir et toucher un ou plusieurs congénères. Il doit avoir également l’occasion de les fréquenter régulièrement, de façon plus libre, au pré ou en enclos, ou bien lors de séance de travail.
Un cheval qui vit au pré ne doit jamais rester seul. Un cheval seul au pré est en effet facilement inquiet et ne prend pas toujours le repos dont il a besoin. Il lui faut impérativement un compagnon, à savoir un autre cheval, un poney ou un âne.

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08 janvier 2007

LES GRANDES PHASES DE LA VIE DU CHEVAL

LES GRANDES PHASES DE LA VIE DU CHEVAL

La vie du cheval se découpe en plusieurs évènements marquants par lesquels le cheval va apprendre les règles de vie de ses congénères et par la suite pouvoir s’affirmer.
Si les évènements les plus importants, à savoir le poulinage et le sevrage, qui marque la séparation du jeune cheval de sa mère et enfin le débourrage, celui ou face à l’homme le cheval perd sa liberté, feront l’objet d’un dossier à part plus développé, on peut donner un aperçu comme suit de la vie du cheval.

LES TROIS PREMIERS MOIS

Les trois premiers mois d’un cheval correspondent un peu à notre petite enfance.
Il est très proche de sa mère et apprend auprès d’elle par imitation les premiers gestes indispensables à sa survie.
Il passe beaucoup de temps à téter et à dormir.
Qu’il soit libre ou domestiqué, il n’explore qu’un périmètre assez restreint autour de sa mère. Par contre, il est déjà capable d’ébaucher des relations avec ses congénères ou d’autres êtres vivants mais se comporte selon les souhaits de sa mère à qui il obéit presque aveuglément.
Cette période est importante car c’est au cours de celle-ci qu’il s’imprègne de l’environnement qui sera le sien. S’il a connu un environnement riche, notamment en rencontres, il présentera vraisemblablement de meilleures capacités d’adaptation.

L’APPRENTISSAGE SOCIAL JUSQU'A DEUX ANS

A partir de trois mois et jusqu’à deux ans, le poulain puis le jeune cheval acquièrent progressivement les connaissances nécessaires pour vivre de façon plus autonome.
Il s’éloigne de plus en plus de sa mère, le sevrage s’opérant en douceur entre un an et un an et demi voir deux ans : il tète moins et broute plus, explore le monde et consacre de plus en plus de temps au jeu.
C’est en jouant avec ses congénères et en se frottant aux adultes qu’il se sociabilise.
Il va devoir apprendre les règles qui régissent la hiérarchie du groupe, apprendre à respecter les distances et l’espace de chacun, affiner sa compréhension et sa pratique du langage propre à son espèce.
D’une certaine façon, il grandit et se transforme pour atteindre l’adolescence.

L’ADOLESCENCE

Le cheval de deux ans correspond à peu près à un adolescent.
Cette période de grande enfance et d’adolescence est une période réjouissante pour le jeune cheval qu’il soit libre ou domestique : il est assez autonome pour jouir d’une certaine liberté mais encore protégé par sa mère. De plus, dégagé des responsabilités de l’age adulte et du travail, il s’occupe essentiellement à manger et à jouer.
Les jeunes de cet age se regroupent entre eux : ils poursuivent des jeux, des simulacres de combats et d’approches sexuelles.
Progressivement, le jeune cheval quittera sa mère vers un groupe de jeunes chevaux en attendant de s’intégrer plus tard dans un nouveau groupe ou de fonder, dans le cas des chevaux en liberté, son propre troupeau.


LE ROLE DES JUMENTS

Les juments ont un rôle de reproduction et d’éducatrice.
Elles ont leur premier poulain vers trois ou quatre ans.
Elles enchaînent ensuite les gestations mais il arrive qu’elles ne soient pas suitées pour une saison soit parce qu’elles ne sont pas forcément pleines tous les ans ou surtout parce qu’elles peuvent perdre un poulain à la naissance ou en bas age.
Elles consacrent l’essentiel de leurs temps à une longue suite de devoirs maternels : mettre bas, allaiter, éduquer et protéger leurs poulains.
Il arrive qu’elles s’occupent aussi de l’éducation d’autres jeunes et le font d’autant plus que leur position sociale dans le groupe est élevée.

DU CHEVAL ADULTE À LA VIEILLESSE

Bien que la maturité sexuelle survienne généralement vers trois ans, un cheval n’est adulte sur le plan de la croissance osseuse, musculaire autant que de la pleine possession de ses facultés que vers cinq ou six ans.
Un jeune cheval parvenu à maturité va chercher à fonder son troupeau en prélevant des juments dans d’autres groupes.
Il commence souvent par récupérer des jeunes juments qui n’intéressent que peu l’étalon en titre ou que celui-ci aurait chassé ainsi que de vielles juments.
Certains mâles continuent à rester en petits groupes guettant l’occasion de remplacer un étalon vieillissant ou blessé. Dans tous les cas, le cheval ne reste pratiquement jamais seul car la solitude en ferait une proie facile et l’exposerait à une mort certaine s’il vit en liberté. Son objectif premier est de constituer un troupeau ou d’en intégrer un.

Le cheval adulte gagne en puissance, en force et en intelligence.
Il va développer des stratégies de plus en plus efficaces pour obtenir ce qu’il veut et survivre confortablement au sein du groupe en se faisant admettre.
Il acquiert tous ses moyens généralement jusqu’à l’age de dix ou douze ans, les premiers signes de vieillissement se manifestant vers quinze ans. Dans la nature, le cheval libre n’atteint pas toujours cet age. La retraite, ou sinon une vieillesse prolongée, est un privilège du cheval domestiqué. Quand un mâle commence à décliner, il perd rapidement sa harde. Il tente de reconstituer un groupe avec des femelles rejetées par d’autres étalons. Sans cesse provoqué par des chevaux plus jeunes voulant le détrôner, il finit le plus souvent seul et quitte alors son domaine pour mourir assez rapidement.
Le sort des juments est moins douloureux : elles vivent plus longtemps car elles ne subissent pas une concurrence aussi rude. Mais quand la fatigue les empêche de suivre le groupe, elles se retrouvent souvent à l’abandon, la mort ne se faisant guère attendre.

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04 janvier 2007

LA NOTION DE TERRITOIRE

LA NOTION DE TERRITOIRE


LE SENS DE LA PROPRIÉTÉ

De très nombreux animaux sont territoriaux et ont développé un sens aigu de la propriété. Ils interdisent généralement l’accès de leur territoire aux membres de leur propre espèce et sont prêts à engager certains combats contre leurs congénères, comme les félins ou certains animaux domestiques.
Le cheval quant à lui n’est pas un animal territorial. Même s’il se reconnaît souvent dans un domaine vital délimité, il est par son instinct un migrateur qui se déplace en fonction de ses besoins alimentaires.

LE CHEVAL EST NOMADE

La notion de territoire implique la délimitation des frontières d’un domaine.
Faute de clôtures, les animaux se contentent de laisser des messages visuels ou olfactifs à leurs congénères. Cela prend la forme de dépôts d’excréments autour de leurs terres ou de frottements contre la végétation pour l’imprégner d’odeur.
L’âne par exemple est un animal territorial. Les mâles restent sur leurs terres et les défendent contre toutes intrusions de la part de congénères mâles.
Ils accueillent en revanche les femelles et s’accouplent avec celles en chaleur traversant leur espace vital.

Le cheval n’entre pas dans cette catégorie. Il se déplace avec son groupe sans que rien ne le retienne à la terre. Les chevaux vont donc vagabonder en grands troupeaux et se côtoient sans grande difficulté sur les pâturages ou les points d’eau.
Malgré cette apparence sociable et grégaire, ces hardes à l’état sauvage, parfois gigantesques, restent composées de multiples familles et groupes distincts.
Ils restent néanmoins dans la même région tant que la nourriture et l’eau sont en abondance auquel cas on assiste à des migrations.
Les traces de crottins ne sont donc pas des limites de territoire. Déposées lors des déplacements, elles servent de bornes indiquant la piste à suivre.

En cas de pénurie, les chevaux peuvent donc migrer d’une région à l’autre plus fertile.
Ils utilisent toujours les mêmes chemins de transhumance et se rendent dans les mêmes herbages d’une année à l’autre.

Dans les Pyrénées par exemple, les mérens ou les pottocks sont lâchés dans la montagne sur de vastes territoires. Ils rejoignent souvent seules les estives de l’année précédente et par la même route de transhumance. Ils passent ensuite l’été au sein d’un domaine vital ce qui explique que les éleveurs ne les perdent pas. Ils couvrent toutefois beaucoup de terrain et il n’est pas toujours facile de les retrouver là où ils se cantonnent.

LIBRE MAIS SOCIABLE

Un des différences importantes entre les animaux territoriaux et ceux qui ne le sont pas réside dans les rapports sociaux. Chez la plupart des territoriaux, le seul lien très fort qui se développe entre deux individus concerne la mère et son petit.
Chez le cheval, au contraire, des liens d’affection se tissent. Des paires d’amis se constituent donc au sein d’un groupe. Cette relation est facile à reconnaître : ils restent souvent proches les uns des autres et se prodiguent des grattages mutuels.
Cette faculté à tisser des liens d’amitié est particulière aux chevaux.
Ils l’ont conservé de leur passé de nomades vivant en groupe.

L’OBSERVATION AU PRÉ

Les chevaux domestiqués ont peu d’espace à leur disposition et leur vie au pré ne ressemble que de loin à celle que vivent les chevaux libres.
Malgré tout on retrouve certaines résurgences du mode de vie en liberté.
On constate ainsi, que même sur de petites parcelles, aucun cheval n’accapare une portion du terrain pour son usage exclusif. Au pré, les chevaux restent d’ailleurs en groupe et ont conservé cette faculté à développer des amitiés.
Si, à l’approche du point d’eau ou du roundball à foin, les individus dominants chassent parfois certains chevaux, cela correspond au besoin de manger et boire avec les chevaux subalternes du même groupe et n’a pas de rapport avec un quelconque sens de la propriété.

Si l’on étudie un pré dans lequel pâturent des chevaux, on peut faire de nombreuses observations intéressantes.
Tout d’abord, on repérera les sentiers par lesquels ils se déplacent.
Souvent ceux-ci sont les mêmes, un choix identique à celui des chevaux sauvages.
Ces passages dessinent à l longue des sentes dépourvues de végétation.
On découvrira la zone de roulage toujours la même, et généralement assez poussiéreuse. En étant plus attentif, on remarquera qu’ils se reposent souvent aux mêmes endroits.

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30 décembre 2006

LA JOURNÉE D’UN CHEVAL LIBRE

LA JOURNÉE D’UN CHEVAL LIBRE


UN RYTHME LIÉ A SON INSTINCT

Le cheval libre organise sa journée en fonction de nécessités liées à sa survie.
Son rythme de vie diffère donc totalement des journées d’un cheval domestiqué dont le comportement est influencé par l’activité humaine.
Il faut donc connaître au mieux ses besoins pour tenter d’offrir des conditions de vie compatibles avec sa nature profonde et lui permettre de sauvegarder son instinct.
Malheureusement, dans nos sociétés actuelles et selon les pays, la domestication et le manque d’espace sont tels que cette situation ne peut etre véritablement exploitée.
Le cheval libre aura deux types de préoccupations qui vont influencer le cours de sa journée : se nourrir et se protéger.

SE NOURIR

L’occupation principale du cheval libre consiste à manger.
Il y consacre les 2/3 de son temps soit près de 15 à 16 heures par jour.
Le cheval est capable de vivre sur des territoires assez pauvres car il compense la pauvreté de l’alimentation par la quantité.
Le cheval n’est pas un ruminant et de ce fait n’a pas besoin de s’arrêter de brouter.
De plus, cette nécessité de se nourrir souvent est liée aux caractéristiques de son appareil digestif : le cheval dispose d’un intestin de petite taille qui ne lui permet pas de prendre 3 ou 4 repas importants. Il a besoin de repas plus petits et plus nombreux pour s’assurer une meilleure alimentation.

LES DEPLACEMENTS

Lorsqu’ils sont en liberté, les chevaux ne broutent jamais longtemps au même endroit.
Ils se déplacent lentement tout en mangeant dans la pâture qu’ils ont trouvée.
Dès que celle-ci est rasée,le troupeau,sous la direction d’une jument ou d’un mâle dominant, s’achemine vers d’autres herbages.
D’une manière générale, les chevaux en liberté ne s’éloignent jamais loin les uns des autres. Chaque déplacement se fait en groupe. Il est donc très rare de trouver un cheval libre en solitaire, à moins que celui ne soit blessé.

LES POINTS D’EAU

Le point d’eau, si son importance est vitale pour le cheval, est aussi un danger.
Parce qu’il se considère comme une proie, un cheval ne se rendra jamais seul sur un point d’eau. Il est par excellence le lieu de gué des prédateurs.
Rien n’est en effet plus vulnérable qu’un cheval qui boit tête baissée, dos au paysage et plus ou moins bloquée dans sa fuite.
Les déplacements sur la rive du point d’eau se font en file indienne et sous la surveillance d’un ou plusieurs chevaux qui jouent le rôle de guetteur.

LE SOMMEIL

Le sommeil est influencé par la nécessité de se protéger constamment et n’est donc pas rythmé par l’alternance jour et nuit que connaissent les chevaux domestiqués.
Si le sentiment de sécurité prédomine chez un cheval domestiqué, le cheval libre ne peut se permettre de dormir 8 heures d’affilée étant donné son état de proie menacée par divers prédateurs.
Il ne dormira que par intermittence, s’octroyant des repos assez courts et cela de jour comme de nuit.
Sur une période de 24 heures, le cheval libre dort quatre à six heures.
Son temps de sommeil est faible, comparé à certains félins qui peuvent passer seize à dix-huit heures à dormir.
Les chevaux peuvent dormir debout, étendus de tout leur long ou bien assis, en moyenne pendant une heure environ, répartie en deux ou trois siestes de vingt minutes.

Les chevaux se relaient pour prendre du repos.
Quand on prend le temps d’observer un troupeau en liberté, on constate en général que certains chevaux se reposent ou dorment profondément tandis que d’autres broutent en surveillant les alentours.

L’OCCUPATION D’UN CHEVAL LIBRE ET LA CAPTIVITÉ

Le cheval libre consacre 60% de son temps à se nourrir.
Il broute donc de jour comme de nuit sans etre gêné par l’obscurité grâce à son acuité visuelle.
Sa seconde activité consiste à se reposer en position debout
Elle représente 20% de son temps. Lors d’un repos,il se tient souvent à côté d’un compagnon, tête-bêche et chassant l’un pour l’autre les mouches.
Il passe 10% de son temps couché.
Le reste de la journée, soit 10% de son temps, est consacré au déplacement, aux jeux, au toilettage parfois mutuel et à la reproduction.

La vie que l’homme organise pour le cheval domestiqué ne reproduit pas cette répartition naturelle des activités.
Les repas représentant 5% de son temps, voire 10 à 40% en grignotant le foin et la paille. Le temps passé à se nourrir est donc déséquilibré car il manque au moins 20% sinon 50% pour retrouver le seuil prévu par la nature.
Le cheval domestiqué consacre beaucoup de temps debout, près de 40 à 50% et souvent immobile, soit beaucoup plus qu’un cheval libre.
Le reste du temps, normalement consacré aux jeux et aux déplacements, dépend essentiellement des initiatives des propriétaires.
Malgré l’attachement du cheval à l’homme qui demeure, Il n’est donc pas rare de voire certains chevaux s’ennuyer dans leur boxe, développer certains vices ou tics, ou mettre en sommeil certains réflexes instinctifs.

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