LA CAVITE BUCCALE

Anatomie

La cavité buccale se compose des lèvres, de la langue, des dents et des glandes salivaires. Chacun de ces organes joue un rôle.

Les lèvres servent à la préhension des aliments. Elles inspectent les éléments constitutifs du pâturage ou de la mangeoire et permettent de reconnaître et de trier les aliments. Elles sont pour cela très mobiles, très sensibles et dotées de longs poils sensitifs et tactiles (les vibrisses). La lèvre supérieure est la plus mobile. Elle permet de brouter l’herbe très rase, mais peut induire un risque de surpâturage.

La langue est un énorme muscle muni de papilles gustatives. Elle permet de distinguer les saveurs. Elle assure la circulation des aliments dans la bouche en les dirigeant vers les molaires puis vers le pharynx. Elle permet aussi l’abreuvement.

Les dents servent à la coupe et à la mastication. Elles réduisent les aliments en une bouillie imprégnée de la salive fournie par les glandes salivaires.

La salive contient des principes actifs utiles pour la digestion.
Les glandes salivaires sont au nombre de trois, les sublinguales situées sous la langue, les parotides et les sous-maxillaires qui occupent tout l’espace en arrière de la mandibule. Elles produisent de grande quantité de salive, 5 à 40 litres par jour selon le type d’aliment mastiqué. Pour être dégluti, le foin absorbe quatre fois son poids en salive et les céréales et les granulés environ le double.

Le cheval a besoin de dents saines pour broyer les aliments et permettre aux enzymes et aux bactéries de s'attaquer aux parois cellulaires des plantes consommées.
De plus, la dentition est conçue pour un broyage d’autant plus efficace et fin que le cheval n’a pas la possibilité de régurgiter le bol alimentaire afin de le ruminer une nouvelle fois.
Un défaut de mastication est parfois à l’origine d’une mauvaise digestion. De même, il existe un risque de surdents chez le cheval qui n’use pas suffisamment ses dents (ou qui ne consomme pas assez de fourrage).
Ceci entraîne une gêne et une moins bonne ingestion.
Il faut donc donner au cheval tout le temps et le calme nécessaire à une bonne mastication.
Sans dents saines, la digestion enzymatique et microbienne des aliments ne serait pas efficace.
Le cheval a pour cela une morphologie dentaire adaptée (beaucoup de dents plates) et une tête allongée pour pouvoir les loger. L’utilisation intense des dents fait qu’elles subissent une érosion très importante, mais elles ont la caractéristique de pouvoir pousser tout au long de la vie du cheval. Les dents doivent être examinées dans le cadre d’un examen médical annuel afin que l'on puisse vérifier si elles s'usent normalement et peuvent correctement broyer les aliments.

Pour broyer les aliments, la mâchoire doit accomplir un mouvement latéral. Il s’agit de son principal mouvement, ce qui explique la présence de muscles de grande taille.

Cette première phase de transformation des aliments constitue le bol alimentaire et prend du temps. Il faut 30 à 40 minutes au cheval pour ingérer 1 kg de foin et 10 à 20 minutes pour la même quantité de céréales ou de granulés.