Le cheval est confronté à des changements marqués sur le plan nutritionnel lors d’une période de convalescence.
Il faut savoir que les conséquences d’un déficit alimentaire sont quand même importantes sur toutes les fonctions de l’organisme, ce qui a pour effet de retarder la guérison, et une privation complète de nourriture, pendant plusieurs jours, risque d’entraîner une diarrhée fatale.

Le cheval qui dispose d’un bon état général supporte assez bien un jeûne de 48 heures.
Dans le cas d’un cheval trop maigre, la réalimentation devra être précoce.
Pour le cheval qui est incapable de se nourrir, un apport nutritionnel total par voie entérale (digestive) ou parentérale (intraveineuse) s’impose.
Dans le cas d’un cheval qui s’alimente normalement, une ration adaptée à son confinement et à l’inactivité (les besoins sont diminués) doit lui être proposée.
Il convient alors de tenir compte, en moyenne, d’un apport en matière sèche de 2 à 2,25% de son poids vif et une proportion de concentrés de 30% par rapport au fourrage. La ration sera réalisée avec les aliments qui lui sont habituellement donnés afin d’éviter un changement alimentaire qui est déjà brutal par la mise au jeûne.