ÉTABLIR LA RELATION AVEC LE CHEVAL

DÉVELOPPER LA RELATION

Faire référence au comportement du cheval dominant

Il faut comprendre le comportement des chevaux en groupe. Le cheval dominant (ou la jument dominante) conduit le groupe. Fort de son expérience acquise, le dominant sait oû se rendre pour trouver la nourriture et sait reconnaître les plantes à éviter.
Lorsqu’il considère que le groupe est arrivé sur le lieu de la pâture, il commence à manger en premier. Les autres savent alors qu’ils peuvent manger à leur tour.

On doit s’efforcer d’agir, pour un cheval en captivité, avec la même autorité rassurante.
On est celui qui apporte la nourriture et qui sait ce qui est bon.

Il faut profiter du moment privilégié de la distribution du repas pour renforcer une relation de respect mutuel dans laquelle on doit être le dominant.
Si le cheval ressent cela, il aura le respect qu’il vous doit.
Par contre, si certaines règles ne sont pas respectées, le cheval risque de nous classer parmi les dominés, sinon parmi ceux sur lesquels il sait avoir une influence.

Les méthodes à utiliser

La bonne attitude pour un cheval est celle qui permet d’obtenir son repas au plus tôt.
Ce comportement est parfois source de risque et de problème car le cheval, au travers de son impatience, peut se montrer agressif, irrespectueux et développer par la suite
des troubles du comportement avec le soigneur.
On doit lui montrer à se tenir correctement. Tant que l’on reste devant la nourriture, il ne doit pas s’approcher. Il doit se tenir éloigné jusqu’au moment oû l’autorisation lui est donnée de s’approcher, car c’est ce qu’il ferait avec un cheval dominant.

Quand le cheval se montre impatient, menaçant, tape contre les parois du box, couche les oreilles et bouscule, il faut le rééduquer.
Il faut imposer une distance de sécurité, en s’aidant d’une badine si cela est nécessaire.

Dans un box, la position idéale est qu’il soit à sa place, aligné le long d’un côté, et qu’il attende que l’on soit sorti pour aller manger.
Il ne faut pas hésiter à rentrer dans le box. Éviter d’y rentrer ou y rentrer pour en sortir très rapidement est une occasion manquée pour asseoir ou restaurer son autorité.

Dans une pâture, le principe est le même. Il faut le tenir éloigné face à nous et rester près de la nourriture quelques instants. Il devra attendre, pour s’approcher, que l’on décide à lui céder la place.
La pâture n’entretient pas l’obligation de distribuer la nourriture. Mais un contact quotidien avec le cheval est très important. D’ailleurs, le fait de ne pas être dépendant pour s’alimenter peut donner au cheval des envies d’indépendance, et peut se traduire par des manifestations d’indiscipline sous la main ou sous la selle.

Ce rituel est important. Il deviendra naturel au fur et à mesure et conforte le cheval dans l’idée que l’on ait le dominant. Son respect sera renforcé, son comportement va s’améliorer et l’autorité du soigneur se trouvera renforcée.
On pourra aussi constater par la suite que cette relation de dominant à dominé, et mise en place de façon quotidienne, contribuera à améliorer des problèmes de respect en main ou sous la selle.

La distribution en groupe

L’objectif est d’éviter les convoitises, les troubles du comportement et de permettre à chacun de manger correctement. Certaines méthodes peuvent être utilisées efficacement en fonction des circonstances.

Quand les chevaux sont en groupe, regroupés dans une pâture, chacun en box ou à plusieurs dans une même stalle, il est préférable de distribuer chaque ration en même temps, en diminuant au mieux les temps d’attente entre chaque distribution.
Le but est d’éviter les comportements agressifs.

Au lieu de servir la ration dans une mangeoire commune, comme dans un râtelier, on prendra soin de prévoir des endroits séparés pour chaque cheval pour permettre à chacun d’avoir sa part. Un espace de 3 mètres entre cheval est nécessaire pour éviter les vols et les convoitises dus à la relation entre les dominats et les dominés.
Il ne faut pas hésiter à attacher certains chevaux pendant les repas.

Cependant, les membres d’une même famille ou les poulains peuvent manger assez près les uns des autres (1,50 à 2 mètres) car les risques de compétition sont réduits.
Il faut cependant veiller à ce que la jument bénéficie correctement de sa ration, car elle est très souvent tolérante vis-à-vis de son poulain. Ce comportement peut entraîner une suralimentation du poulain et une sous-alimentation de la jument.