MON CHEVAL ET MOI

Mieux les comprendre pour mieux les aimer

08 janvier 2007

GÉLINOTTE

GÉLINOTTE

Gélinotte est un cheval de course participant aux courses de trot.
Cette jument est née en1950 de Kairos et Rhyticère dans le haras de Monsieur et Madame Karle, à Croissanville dans le Calvados.
Son pilote fut Charlie Mills.
Premier super-crack du trot de l'après-guerre, avec un record de 1'16"5 pour parcourir un kilomètre, elle gagna de nombreuses course en Europe, souvent rendant des handicaps au départ contre les meilleurs champions.
Elle a été la première à enlever (deux fois) le grand chelem français ( Prix d’Amérique, Prix de France et Prix de Paris) et la première à enlever le grand chelem européen (Prix d’Amérique, Prix d’Elitloppet et Prix de Lotteria).
Parmi ses enfants, le plus connu fut Ura, le grand-père paternel d’Ourasi autre crack.
Elle meurt de mise bas en 1970 et fut enterrée à Croissanville.

Ses principales victoires

Europe :
- Grand circuit européen en 1957

France :
- Prix d’Amérique : 2 victoires consécutives en 1956 et 1957
- Prix de France : 3 victoires
- Prix de Paris : 3 victoires
- Critérium des 4 ans
- Critérium Continental
- Prix de l’Étoile
- Prix de Sélection

Italie :
- Grand Prix des Nations
- Grand Prix de la Fiera
- Grand prix de la Loterie
- Prix Ghirlandina

Suède :
- Prix de Elitloppet en 1956 et 1957
- Prix de Aby Stora : 2 victoires

Et encore des victoires à Berlin, Gelsenkirchen, Copenhague, Hambourg.

gelinote

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LES GRANDES PHASES DE LA VIE DU CHEVAL

LES GRANDES PHASES DE LA VIE DU CHEVAL

La vie du cheval se découpe en plusieurs évènements marquants par lesquels le cheval va apprendre les règles de vie de ses congénères et par la suite pouvoir s’affirmer.
Si les évènements les plus importants, à savoir le poulinage et le sevrage, qui marque la séparation du jeune cheval de sa mère et enfin le débourrage, celui ou face à l’homme le cheval perd sa liberté, feront l’objet d’un dossier à part plus développé, on peut donner un aperçu comme suit de la vie du cheval.

LES TROIS PREMIERS MOIS

Les trois premiers mois d’un cheval correspondent un peu à notre petite enfance.
Il est très proche de sa mère et apprend auprès d’elle par imitation les premiers gestes indispensables à sa survie.
Il passe beaucoup de temps à téter et à dormir.
Qu’il soit libre ou domestiqué, il n’explore qu’un périmètre assez restreint autour de sa mère. Par contre, il est déjà capable d’ébaucher des relations avec ses congénères ou d’autres êtres vivants mais se comporte selon les souhaits de sa mère à qui il obéit presque aveuglément.
Cette période est importante car c’est au cours de celle-ci qu’il s’imprègne de l’environnement qui sera le sien. S’il a connu un environnement riche, notamment en rencontres, il présentera vraisemblablement de meilleures capacités d’adaptation.

L’APPRENTISSAGE SOCIAL JUSQU'A DEUX ANS

A partir de trois mois et jusqu’à deux ans, le poulain puis le jeune cheval acquièrent progressivement les connaissances nécessaires pour vivre de façon plus autonome.
Il s’éloigne de plus en plus de sa mère, le sevrage s’opérant en douceur entre un an et un an et demi voir deux ans : il tète moins et broute plus, explore le monde et consacre de plus en plus de temps au jeu.
C’est en jouant avec ses congénères et en se frottant aux adultes qu’il se sociabilise.
Il va devoir apprendre les règles qui régissent la hiérarchie du groupe, apprendre à respecter les distances et l’espace de chacun, affiner sa compréhension et sa pratique du langage propre à son espèce.
D’une certaine façon, il grandit et se transforme pour atteindre l’adolescence.

L’ADOLESCENCE

Le cheval de deux ans correspond à peu près à un adolescent.
Cette période de grande enfance et d’adolescence est une période réjouissante pour le jeune cheval qu’il soit libre ou domestique : il est assez autonome pour jouir d’une certaine liberté mais encore protégé par sa mère. De plus, dégagé des responsabilités de l’age adulte et du travail, il s’occupe essentiellement à manger et à jouer.
Les jeunes de cet age se regroupent entre eux : ils poursuivent des jeux, des simulacres de combats et d’approches sexuelles.
Progressivement, le jeune cheval quittera sa mère vers un groupe de jeunes chevaux en attendant de s’intégrer plus tard dans un nouveau groupe ou de fonder, dans le cas des chevaux en liberté, son propre troupeau.


LE ROLE DES JUMENTS

Les juments ont un rôle de reproduction et d’éducatrice.
Elles ont leur premier poulain vers trois ou quatre ans.
Elles enchaînent ensuite les gestations mais il arrive qu’elles ne soient pas suitées pour une saison soit parce qu’elles ne sont pas forcément pleines tous les ans ou surtout parce qu’elles peuvent perdre un poulain à la naissance ou en bas age.
Elles consacrent l’essentiel de leurs temps à une longue suite de devoirs maternels : mettre bas, allaiter, éduquer et protéger leurs poulains.
Il arrive qu’elles s’occupent aussi de l’éducation d’autres jeunes et le font d’autant plus que leur position sociale dans le groupe est élevée.

DU CHEVAL ADULTE À LA VIEILLESSE

Bien que la maturité sexuelle survienne généralement vers trois ans, un cheval n’est adulte sur le plan de la croissance osseuse, musculaire autant que de la pleine possession de ses facultés que vers cinq ou six ans.
Un jeune cheval parvenu à maturité va chercher à fonder son troupeau en prélevant des juments dans d’autres groupes.
Il commence souvent par récupérer des jeunes juments qui n’intéressent que peu l’étalon en titre ou que celui-ci aurait chassé ainsi que de vielles juments.
Certains mâles continuent à rester en petits groupes guettant l’occasion de remplacer un étalon vieillissant ou blessé. Dans tous les cas, le cheval ne reste pratiquement jamais seul car la solitude en ferait une proie facile et l’exposerait à une mort certaine s’il vit en liberté. Son objectif premier est de constituer un troupeau ou d’en intégrer un.

Le cheval adulte gagne en puissance, en force et en intelligence.
Il va développer des stratégies de plus en plus efficaces pour obtenir ce qu’il veut et survivre confortablement au sein du groupe en se faisant admettre.
Il acquiert tous ses moyens généralement jusqu’à l’age de dix ou douze ans, les premiers signes de vieillissement se manifestant vers quinze ans. Dans la nature, le cheval libre n’atteint pas toujours cet age. La retraite, ou sinon une vieillesse prolongée, est un privilège du cheval domestiqué. Quand un mâle commence à décliner, il perd rapidement sa harde. Il tente de reconstituer un groupe avec des femelles rejetées par d’autres étalons. Sans cesse provoqué par des chevaux plus jeunes voulant le détrôner, il finit le plus souvent seul et quitte alors son domaine pour mourir assez rapidement.
Le sort des juments est moins douloureux : elles vivent plus longtemps car elles ne subissent pas une concurrence aussi rude. Mais quand la fatigue les empêche de suivre le groupe, elles se retrouvent souvent à l’abandon, la mort ne se faisant guère attendre.

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04 janvier 2007

LA NOTION DE TERRITOIRE

LA NOTION DE TERRITOIRE


LE SENS DE LA PROPRIÉTÉ

De très nombreux animaux sont territoriaux et ont développé un sens aigu de la propriété. Ils interdisent généralement l’accès de leur territoire aux membres de leur propre espèce et sont prêts à engager certains combats contre leurs congénères, comme les félins ou certains animaux domestiques.
Le cheval quant à lui n’est pas un animal territorial. Même s’il se reconnaît souvent dans un domaine vital délimité, il est par son instinct un migrateur qui se déplace en fonction de ses besoins alimentaires.

LE CHEVAL EST NOMADE

La notion de territoire implique la délimitation des frontières d’un domaine.
Faute de clôtures, les animaux se contentent de laisser des messages visuels ou olfactifs à leurs congénères. Cela prend la forme de dépôts d’excréments autour de leurs terres ou de frottements contre la végétation pour l’imprégner d’odeur.
L’âne par exemple est un animal territorial. Les mâles restent sur leurs terres et les défendent contre toutes intrusions de la part de congénères mâles.
Ils accueillent en revanche les femelles et s’accouplent avec celles en chaleur traversant leur espace vital.

Le cheval n’entre pas dans cette catégorie. Il se déplace avec son groupe sans que rien ne le retienne à la terre. Les chevaux vont donc vagabonder en grands troupeaux et se côtoient sans grande difficulté sur les pâturages ou les points d’eau.
Malgré cette apparence sociable et grégaire, ces hardes à l’état sauvage, parfois gigantesques, restent composées de multiples familles et groupes distincts.
Ils restent néanmoins dans la même région tant que la nourriture et l’eau sont en abondance auquel cas on assiste à des migrations.
Les traces de crottins ne sont donc pas des limites de territoire. Déposées lors des déplacements, elles servent de bornes indiquant la piste à suivre.

En cas de pénurie, les chevaux peuvent donc migrer d’une région à l’autre plus fertile.
Ils utilisent toujours les mêmes chemins de transhumance et se rendent dans les mêmes herbages d’une année à l’autre.

Dans les Pyrénées par exemple, les mérens ou les pottocks sont lâchés dans la montagne sur de vastes territoires. Ils rejoignent souvent seules les estives de l’année précédente et par la même route de transhumance. Ils passent ensuite l’été au sein d’un domaine vital ce qui explique que les éleveurs ne les perdent pas. Ils couvrent toutefois beaucoup de terrain et il n’est pas toujours facile de les retrouver là où ils se cantonnent.

LIBRE MAIS SOCIABLE

Un des différences importantes entre les animaux territoriaux et ceux qui ne le sont pas réside dans les rapports sociaux. Chez la plupart des territoriaux, le seul lien très fort qui se développe entre deux individus concerne la mère et son petit.
Chez le cheval, au contraire, des liens d’affection se tissent. Des paires d’amis se constituent donc au sein d’un groupe. Cette relation est facile à reconnaître : ils restent souvent proches les uns des autres et se prodiguent des grattages mutuels.
Cette faculté à tisser des liens d’amitié est particulière aux chevaux.
Ils l’ont conservé de leur passé de nomades vivant en groupe.

L’OBSERVATION AU PRÉ

Les chevaux domestiqués ont peu d’espace à leur disposition et leur vie au pré ne ressemble que de loin à celle que vivent les chevaux libres.
Malgré tout on retrouve certaines résurgences du mode de vie en liberté.
On constate ainsi, que même sur de petites parcelles, aucun cheval n’accapare une portion du terrain pour son usage exclusif. Au pré, les chevaux restent d’ailleurs en groupe et ont conservé cette faculté à développer des amitiés.
Si, à l’approche du point d’eau ou du roundball à foin, les individus dominants chassent parfois certains chevaux, cela correspond au besoin de manger et boire avec les chevaux subalternes du même groupe et n’a pas de rapport avec un quelconque sens de la propriété.

Si l’on étudie un pré dans lequel pâturent des chevaux, on peut faire de nombreuses observations intéressantes.
Tout d’abord, on repérera les sentiers par lesquels ils se déplacent.
Souvent ceux-ci sont les mêmes, un choix identique à celui des chevaux sauvages.
Ces passages dessinent à l longue des sentes dépourvues de végétation.
On découvrira la zone de roulage toujours la même, et généralement assez poussiéreuse. En étant plus attentif, on remarquera qu’ils se reposent souvent aux mêmes endroits.

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