MON CHEVAL ET MOI

Mieux les comprendre pour mieux les aimer

30 décembre 2006

LA JOURNÉE D’UN CHEVAL LIBRE

LA JOURNÉE D’UN CHEVAL LIBRE


UN RYTHME LIÉ A SON INSTINCT

Le cheval libre organise sa journée en fonction de nécessités liées à sa survie.
Son rythme de vie diffère donc totalement des journées d’un cheval domestiqué dont le comportement est influencé par l’activité humaine.
Il faut donc connaître au mieux ses besoins pour tenter d’offrir des conditions de vie compatibles avec sa nature profonde et lui permettre de sauvegarder son instinct.
Malheureusement, dans nos sociétés actuelles et selon les pays, la domestication et le manque d’espace sont tels que cette situation ne peut etre véritablement exploitée.
Le cheval libre aura deux types de préoccupations qui vont influencer le cours de sa journée : se nourrir et se protéger.

SE NOURIR

L’occupation principale du cheval libre consiste à manger.
Il y consacre les 2/3 de son temps soit près de 15 à 16 heures par jour.
Le cheval est capable de vivre sur des territoires assez pauvres car il compense la pauvreté de l’alimentation par la quantité.
Le cheval n’est pas un ruminant et de ce fait n’a pas besoin de s’arrêter de brouter.
De plus, cette nécessité de se nourrir souvent est liée aux caractéristiques de son appareil digestif : le cheval dispose d’un intestin de petite taille qui ne lui permet pas de prendre 3 ou 4 repas importants. Il a besoin de repas plus petits et plus nombreux pour s’assurer une meilleure alimentation.

LES DEPLACEMENTS

Lorsqu’ils sont en liberté, les chevaux ne broutent jamais longtemps au même endroit.
Ils se déplacent lentement tout en mangeant dans la pâture qu’ils ont trouvée.
Dès que celle-ci est rasée,le troupeau,sous la direction d’une jument ou d’un mâle dominant, s’achemine vers d’autres herbages.
D’une manière générale, les chevaux en liberté ne s’éloignent jamais loin les uns des autres. Chaque déplacement se fait en groupe. Il est donc très rare de trouver un cheval libre en solitaire, à moins que celui ne soit blessé.

LES POINTS D’EAU

Le point d’eau, si son importance est vitale pour le cheval, est aussi un danger.
Parce qu’il se considère comme une proie, un cheval ne se rendra jamais seul sur un point d’eau. Il est par excellence le lieu de gué des prédateurs.
Rien n’est en effet plus vulnérable qu’un cheval qui boit tête baissée, dos au paysage et plus ou moins bloquée dans sa fuite.
Les déplacements sur la rive du point d’eau se font en file indienne et sous la surveillance d’un ou plusieurs chevaux qui jouent le rôle de guetteur.

LE SOMMEIL

Le sommeil est influencé par la nécessité de se protéger constamment et n’est donc pas rythmé par l’alternance jour et nuit que connaissent les chevaux domestiqués.
Si le sentiment de sécurité prédomine chez un cheval domestiqué, le cheval libre ne peut se permettre de dormir 8 heures d’affilée étant donné son état de proie menacée par divers prédateurs.
Il ne dormira que par intermittence, s’octroyant des repos assez courts et cela de jour comme de nuit.
Sur une période de 24 heures, le cheval libre dort quatre à six heures.
Son temps de sommeil est faible, comparé à certains félins qui peuvent passer seize à dix-huit heures à dormir.
Les chevaux peuvent dormir debout, étendus de tout leur long ou bien assis, en moyenne pendant une heure environ, répartie en deux ou trois siestes de vingt minutes.

Les chevaux se relaient pour prendre du repos.
Quand on prend le temps d’observer un troupeau en liberté, on constate en général que certains chevaux se reposent ou dorment profondément tandis que d’autres broutent en surveillant les alentours.

L’OCCUPATION D’UN CHEVAL LIBRE ET LA CAPTIVITÉ

Le cheval libre consacre 60% de son temps à se nourrir.
Il broute donc de jour comme de nuit sans etre gêné par l’obscurité grâce à son acuité visuelle.
Sa seconde activité consiste à se reposer en position debout
Elle représente 20% de son temps. Lors d’un repos,il se tient souvent à côté d’un compagnon, tête-bêche et chassant l’un pour l’autre les mouches.
Il passe 10% de son temps couché.
Le reste de la journée, soit 10% de son temps, est consacré au déplacement, aux jeux, au toilettage parfois mutuel et à la reproduction.

La vie que l’homme organise pour le cheval domestiqué ne reproduit pas cette répartition naturelle des activités.
Les repas représentant 5% de son temps, voire 10 à 40% en grignotant le foin et la paille. Le temps passé à se nourrir est donc déséquilibré car il manque au moins 20% sinon 50% pour retrouver le seuil prévu par la nature.
Le cheval domestiqué consacre beaucoup de temps debout, près de 40 à 50% et souvent immobile, soit beaucoup plus qu’un cheval libre.
Le reste du temps, normalement consacré aux jeux et aux déplacements, dépend essentiellement des initiatives des propriétaires.
Malgré l’attachement du cheval à l’homme qui demeure, Il n’est donc pas rare de voire certains chevaux s’ennuyer dans leur boxe, développer certains vices ou tics, ou mettre en sommeil certains réflexes instinctifs.

Posté par torgal à 00:35 - COMPORTEMENT ET PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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