MON CHEVAL ET MOI

Mieux les comprendre pour mieux les aimer

05 novembre 2006

L'OUIE

L’OUIE

L’AUDITION DU CHEVAL : UNE OUIE TRÈS FINE

Le cheval n’est pas un prédateur. Il est conscient de son statut de proie et l’ensemble de ses sens contribuent à le protéger de l’environnement dans lequel il évolue.
Son audition doit constamment rester en éveil et a acquis des capacités importantes.
L’ouie du cheval est donc extrêmement fine, si fine qu’elle perçoit des sons qui nous échappent. Elle lui permet en plus de distinguer des sons différents en même temps dont les intensités varient très peu, parfois d’un décibel.
Le spectre de l’audition plus étendu que celui de l’Homme lui permet d’entendre dans les aigus et les graves des sons qui nous restent inaccessibles.
Ainsi, alors que l’Homme détecte des vibrations comprises entre 16 Hz et 20 000 Hz, le cheval perçoit les sons sur une fréquence comprise entre 6 Hz et 33 500 Hz.
Nous attribuions souvent un sixième sens au règne animal.
Il s’agit en fait d’un des sens connu et développé chez l’Homme mais avec une capacité et une sensibilité beaucoup plus importante.
Cela explique pourquoi les chevaux perçoivent un danger ou un événement bien avant nous (présence animal, tremblement de terre, tempête…)

VOIR ET ENTENDRE

La vue est aussi un organe très développé chez le cheval et il existe une corrélation entre sa vision et son audition. Le cheval doit entendre ce qu’il voit.
Il existe une multitude de connexions nerveuses et musculaires entre les yeux et les oreilles. Cela lui donne ainsi la possibilité d’ orienter à sa guise ses deux organes sensoriels en même temps vers le lieu d’où provient le signal détecté.

UNE GRANDE MOBILITÉ

L’oreille du cheval s’appelle un pavillon auriculaire.
Le cheval possède des pavillons auriculaires très mobiles qu’il peut orienter vers la source d’un son. Un pavillon peut ainsi tourner de haut en bas ou sur les cotés et effectuer une rotation de 180 degrés.
Ses deux pavillons ont la particularité d’etre indépendant l’un de l’autre.
Cette indépendance lui permet d’accroître sa capacité à analyser un son mais aussi à le situer dans l’espace.

L’ENTRETIEN DES OREILLES

Le pavillon auriculaire est protégé par une barrière de poils qu’il faut toujours laisser et ne jamais entretenir par la tonte. Cette barrière est une protection contre les corps étrangers, les parasites ou la poussière.
Le cheval les entretient par lui-même. Si le poulain peut se gratter facilement les oreilles avec son postérieur, le cheval à l’age adulte utilisera tout ustensile ou objet pour se frotter et trouvé autour de lui : un tronc, une branche, un piquet ou le battant d’une porte.

LE FONCTIONNEMENT DE L’OREILLE

L’audition est obtenue par un ensemble de plusieurs organes, de terminaisons nerveuses et musculaires.
Au départ, on trouve le pavillon qui joue le rôle de capteur : cette oreille capte et transmet le son jusqu’au tympan.
Il est constitué de plusieurs muscles et de trois cartilages.

De l’autre côté du tympan est formée l’oreille moyenne.
Elle est constituée de trois osselets appelés enclume, marteau et étrier.
L’oreille moyenne transmet le son à l’oreille interne.
La transmission est réglée en fonction de l’intensité par un ensemble de petits muscles.

L’oreille interne est l’organe final de l’audition. Elle comporte deux éléments :
Le limaçon ou cochlée pour les terminaisons du nerf auditif et le vestibule qui assure les sensations d’équilibre.
Lorsque le son arrive dans le limaçon, un liquide est d’abord mobilisé.
Celui-ci fait ensuite vibrer les membranes et les cellules.

Posté par torgal à 16:55 - PHYSIOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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