MON CHEVAL ET MOI

Mieux les comprendre pour mieux les aimer

31 octobre 2006

LE CHEVAL AU CINEMA


Le cheval sur grand écran ramène souvent au western ou au film d’aventures du cinéma outre-atlantique. Pourtant, depuis maintenant une vingtaine d’années, les dresseurs du cinéma français ont acquis une réputation internationale.

Le cinéma vante souvent les prouesses de ses cascadeurs automobiles et en oublie parfois que les exploits équestres ne demandent pas moins de savoir-faire et de prise de risques. La preuve : les producteurs font systématiquement appel aux mêmes spécialistes de renommée mondiale. Avec en tête Mario Luraschi qui, depuis trente ans, a participé à plus de 300 films, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis.
À son actif, des titres prestigieux comme JEFFERSON IN PARIS (1994) de James Ivory, LE HUSSARD SUR LE TOIT (1995) de Jean-Paul Rappeneau avec Juliette Binoche, CAPITAINE CONAN (1996) de Bertrand Tavernier, Le MASQUE DE FER (1997) avec Leonardo Di Caprio et Gérard Depardieu ou encore JEANNE D’ARC (1999) de Luc Besson.

Dans le cinéma français, si Gérard Philipe s’est révélé bon cavalier, de FANFAN LA TULIPE (1952) aux GRANDES MANŒUVRES (1955), c’est incontestablement Jean Marais qui détient la palme du saut d’obstacles avec, entre autres exploits équestres,
LE COMTE DE MONTE-CRISTO (1953), LE BOSSU (1959), Le CAPITAN (1960)
et LE MASQUE DE FER (1962).

Avec l’arrivée de la Nouvelle Vague au début des années 60, le cinéma français se veut plus réaliste et renvoie le divertissement en costumes aux oubliettes de l’histoire.
Seul Jean-Paul Rappeneau ose signer un vrai film d’aventures, avec chevaux au galop et crinière au vent, LES MARIES DE L’AN II, en 1971, avec Jean-Paul Belmondo.
Rappeneau vingt ans plus tard remet en selle Gérard Depardieu dans CYRANO DE BERGERAC.

Le cheval aurait-il retrouvé les faveurs des cinéastes français ?
LA FILLE DE D’ARTAGNAN (1994) de Bertrand Tavernier avec Sophie Marceau et
LE HUSSARD SUR LE TOIT renouent avec la tradition du cinéma d’aventures.
D’autres films suivront où le cheval tient une place de choix : LES CAPRICES D’UN FLEUVE (1996) de Bernard Giraudeau, LA VEUVE DE SAINT PIERRE (1999) de Patrice Leconte ou LES ENFANTS DU SIECLE (1999) de Diane Kurys.

Le succès phénoménal du PACTE DES LOUPS de Christophe Gans, en 2001, a ouvert la voie à d’ambitieuses productions qu’on verra bientôt sur les écrans : du western tiré de la fameuse bande dessinée BLUEBERRY avec Vincent Cassel, à BLANCHE, comédie d’aventures signée Bernie Bonvoisin - jusqu’au remake de FANFAN LA TULIPE avec Vincent Perez et Inès Sastre, les chevaux ont une carrière assurée devant les caméras du cinéma français.

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QUELQUES FILMS

L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux
Crinière au vent
Spirit, l'étalon des Plaines
Le Cheval venu de la Mer
Pur-Sang, la légende de Seabiscuit
Blueberry
Zig Zag
Zaïna, Cavalière de l'Atlas
Jeanne d'arc
Chevauchée avec le diable
Le pacte des loups
Hidalgo
Un Temps pour l'Ivresse des Chevaux
Open Range
Chevalier
De si jolis chevaux
Gladiator
Le cheval de vent


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30 octobre 2006

" MON CHEVAL ET MOI " vous souhaite une bonne lecture

- PRATIQUE DE L’EQUITATION D’APRÈS LES MAITRES FRANçAIS
par Etienne Saurel chez Flammarion

- L’EQUITATION
Par Jean d’Orgeix chez Robert Laffont

- CHEVAL HORS PISTE
Dans la collection des guides Solo chez Glénat

- LE GRAND NORD A CHEVAL, un raid exceptionnel dans l’Arctique Canadien
Par Pierre Vernay chez Albin Michel

- LE SECRET DES CHUCHOTEURS AMERICAINS
Par Nathalie Pilley-Mirande chez Zulma

- ANDY, Hommes et chevaux naturellement partenaires
Par Andy Booth chez Belin

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L'ODORAT ET LE GOUT

L’ODORAT ET LE GOUT

Nez levé, naseaux ouverts, le cheval hume les odeurs apportées par le vent.
Sans être aussi développé que celui du chien,son odorat est bien plus fin que le nôtre.
Et, grâce à lui, en plus de distinguer une multitude de goûts et d’apprécier la moindre des saveurs, il permet au cheval de s’adapter et reconnaître son environnement.

ODORAT ET GOUT : UNE PLACE IMPORTANTE DANS LA VIE DES CHEVAUX

L’odorat et le goût font office de système d’identification.
L’odorat permet au cheval de faire le tri entre le familier et l’inconnu.
Goût et odorat l’aident à distinguer ce qui est comestible de ce qui ne l’est pas et à apprécier la qualité de l’eau.

L’ODORAT

En terrain inconnu, un cheval se sert de son odorat très développé pour examiner les objets qui lui sont inconnus.
Quand il entre ainsi dans une écurie ou un paddock nouveaux, il commence par en flairer tous les recoins et par s’ébrouer pour analyser ce nouvel environnement.
Quand un cheval détecte une odeur nouvelle ou excitante, il prend une profonde inspiration, étend l’encolure puis retrousse la lèvre supérieure.
Ainsi il capte l’odeur dans ses naseaux et en imprègne les muqueuses de sa lèvre et de sa bouche. Cela lui permet de l’analyser avec précision ou d’en profiter.
Ce comportement est appelé « la réponse de Flehmen »

POUR RECONNAITRE LES AMIS ET LES ENNEMIS

Chaque individu, animal ou humain, dégage une odeur corporelle particulière.
Les chevaux arrivent à distinguer chaque odeur et reconnaissent ainsi de loin amis et ennemis.
Pour se saluer ils se flairent le nez : c’est en quelque sorte l’équivalent équin de notre poignée de main.
L’odeur joue aussi un rôle important dans l’établissement des liens entre la jument et son poulain.
La jument réussie à identifier l’odeur de son poulain au premier contact et distingue ensuite sans peine celui-ci des autres poulains du troupeau.

L’ODEUR DU CAVALIER : DÉCISIVE

Bien sûr, les chevaux connaissent notre odeur.
Elle peut leur être agréable ou désagréable. Le couple cheval - cavalier ne peut fonctionner si le cheval est dérangé par l’odeur de son cavalier.
Mieux vaut donc éviter, quand on vient monter ou soigner un cheval, de se parfumer.
Les molécules synthétiques des parfums sont très fortement perçues par les chevaux qui en général ne les apprécient guère.
A l’approche d’un cheval que vous ne connaissez pas, appliquez la paume de vos mains sous ses narines et laissez le s’imprégner de votre odeur : vous pouvez être sûr qu’à la fois suivante il vous reconnaîtra.

À L’ETAT SAUVAGE : HYGIENNE ET TERRITOIRE

Les chevaux perçoivent les odeurs de très loin.
Un étalon flaire une jument en chaleur à une distance d 600 à 800 mètres.
Ils détectent aussi les points d’eau même très éloignés.
Un cheval ne viendra pas brouter à proximité des crottins dont son odorat lui signale la présence. C’est important car il évite ainsi d’attraper des parasites intestinaux.
D’une certaine façon les odeurs participent à la délimitation du territoire.
Les chevaux déposent des crottins et de l’urine autour de leur territoire affin d’en marquer les limites pour les autres chevaux.
Ces limites olfactives leur sont aussi présentes qu’une barrière peut l’être pour nous.

LE GOUT

Les chevaux choisissent leur nourriture d’abord par l’odorat puis par le goût.
Le bout du nez et des lèvres couverts de moustaches ultrasensibles agissent comme des doigts et lui permettent de faire le tri entre ce qu’il veut manger et ce qu’il veut mettre de côté.

ALIMENTATION

Tout comme nous, le cheval apprécie la diversité des saveurs.
Dans la nature il broute toutes sortes de végétaux, parfois avec gourmandise.
Il est donc important de varier l’alimentation du cheval au box.
Une trop grande monotonie peut agir sur le mental et lui faire perdre l’appétit.
Une fois flairés et analysés,les aliments sont différenciés par le
goût :sucré,amer,aigre,salé.
Les chevaux acceptent l’amer mais l’apprécient peu.
Ils ont un net penchant pour les sucreries.
Il est préférable de ne pas leur donner de sucre en morceaux car ils provoquent comme chez nous des caries. En revanche, les carottes et les pommes sont les bienvenues.
Certains chevaux apprécient également des goûts inhabituels et épicés comme la menthe et le gingembre.

PLANTES VÉNÉNEUSES

Le goût est un mécanisme de sécurité vital pour le cheval.
Il lui permet de reconnaître les plantes toxiques.
Toutefois il faut rester vigilant car les chevaux n’étant plus élevés dans la nature, ils ne développent pas toujours cet instinct.
Ne laissez donc pas votre cheval brouter n’importe quelle plante, en particulier les conifères.
Certaines contiennent des poisons.

BON A SAVOIR

Contrairement au chien ou au chat, et à bien d’autres animaux, le cheval n’a pas de babines mais des lèvres capables d’attraper très habilement tel brin d’herbe et non tel autre. C’est pourquoi on parle de nez ou de bout du nez et non de museau.

L’avoine, très énergétique, a été pendant des siècles l’aliment du cheval avec l’orge et le fourrage. On la remplace souvent de nos jours par des granulés d’aliments complets équilibrés mais il est bien de donner un peu de cette céréale de bonne qualité de temps en temps.

L’if est une plante conifère.100 grammes d’if suffisent pour tuer un cheval.
On reconnaît ce conifère à ses baies rouge vif et il est très commun pour servir à constituer les haies. Prenez soin donc de ne jamais attacher un cheval à proximité de ces arbres ni même de vous en servir comme plantation autour d’un pré ou d’un paddock.
D’une manière générale, il faut se méfier des conifères et des buissons à feuilles charnues et brillantes ou bicolores (vert ou jaunes).

Posté par torgal à 21:50 - PHYSIOLOGIE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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